Viktor Ullmann (1898-1944)Der Kaiser von Atlantis (1943)

Karusel music international (2015)

Wir, Overall, der Einzige - Pierre-Yves Pruvot
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Der Kaisers Abschied - Pierre-Yves Pruvot
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Pierre-Yves Pruvot (Kaiser Overall)

Wassyl Slipak (Der Lautsprecher/Der Tod)

John Bernard (Harlekin/Ein Soldat)

Céline Laly (Bubikopf/Ein Soldat)

Sylvia Vadimova (Der Trommler)

 

Ensemble Voix étouffées

Amaury du Closel, direction musicale

PRÉSENTATION

Ingo Schultz, l’un des spécialistes les plus reconnus du compositeur, mettait en garde en 2005 contre une interprétation trop univoque de L’Empereur d’Atlantis, et rappelait que l’étude du manuscrit montrait que celui-ci avait souhaité autant que possible éviter toute référence directe à Hitler. L’œuvre est ainsi à rapprocher d’un précédent opéra de Ullmann – fortement inspiré des principes anthroposophiques dont il était partisan –, La Chute de l’Antéchrist, datant de 1935. En présentant cette parabole de la domination au chef d’orchestre Felix von Weingartner, le compositeur était conscient d’un risque de même nature comme il l’écrivait à son librettiste Albert Steffen, lui-même anthroposophe convaincu : « Le seul danger serait de voir la pièce interprétée dans un sens trop actuel, et donc mal interprétée ». Selon Schultz, Overall serait lui-même l’Antéchrist, dont le projet de guerre totale mènerait à la disparition de l’humanité. La Mort comprend son plan diabolique, et par son refus de faire mourir les hommes, sauve le principe de vie. Seule la reddition d’Overall à la Mort peut rétablir le cycle naturel de la vie, dont celle-ci fait partie. Au regard des divers régimes autoritaires et tendances antidémocratiques qui se sont développés dans le monde depuis la composition de l’œuvre, il serait erroné de limiter le propose du compositeur et de son librettiste à un simple appel à la résistance antinazie.

Amaury du Closel

REVUE DE PRESSE

« Au même niveau se situe Pierre-Yves Pruvot, les deux airs de l’Empereur étant ici plus que jamais les points culminants de l’œuvre, en particulier le monologue des adieux ; espérons que ce baryton français obtiendra bientôt dans son pays la reconnaissance qu’il mérite amplement. »

 

Laurent Bury • www.forumopera.com • 16/04/2015

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