Francis Poulenc (1899-1963)Les mélodies sur les poèmes de Paul Éluard

Timpani (2015)

Nous avons fait la nuit - P.-Y. Pruvot/C. Bouisset
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Tu vois le feu du soir - P.-Y. Pruvot/C. Bouisset
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Pierre-Yves Pruvot, baryton

Charles Bouisset, piano

Le Travail du peintre

Tel jour telle nuit

Cinq Poèmes

La Fraîcheur et le Feu

Quatre Mélodies séparées

Miroirs brûlants

PRÉSENTATION

On arrive à des chiffres identiques avec Paul Éluard : trente-quatre mélodies, cinq des Chansons pour chœur, et les deux cantates Figure humaine et Un soir de neige, – et c'est à bon droit que Poulenc revendiquait la gloire de cette simple inscription tombale : « le musicien d’Apollinaire et Éluard ». Mais il avouait aussi avoir tardé à trouver « la clé » de la poésie d’Éluard, alors qu’il avait rencontré l’homme dès 1916 ou 17, dans la librairie d’Adrienne Monnier. Moins affaire de mots que d’univers ; pénétrer chez Éluard, c’était d’abord accepter un monde lyrique, d’une étendue aussi vaste que celui des romantiques, malgré sa technique surréaliste de collage, de coq-à-l’âne ; un monde le plus souvent grave et sérieux, relativement dénué de fantaisie, où la part du jeu est infime, – tout le contraire de celui d’Apollinaire, de Cocteau, de Max Jacob.

Guy Sacre

REVUE DE PRESSE

« Avec Pierre-Yves Pruvot, la mélodie sort résolument du cadre étroit du salon pour monter sur les planches. C'est une voix de théâtre, une voix qui joue la comédie, habituée à incarner des personnages, une voix porteuse d’émotion, avec des couleurs chaudes. Une voix qui s’est élargie avec les années, dotée d’une belle noirceur dans le grave, sans rien perdre de sa vaillance dans l’aigu. Une voix capable de faire du bruit quand il faut tonner, capable de la plus grande douceur lorsqu’il faut susurrer (dans « Main dominée par le cœur », par exemple). »

 

Laurent Bury • www.forumopera.com • 12/11/2015

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